Moécules abstraites

Les molécules des huiles essentielles

Cette synthèse des différents groupes de molécules présents dans les huiles essentielles est un aide-mémoire simple et concis pour les usages du quotidien.

Les alcools

On les reconnaît par leur terminaison en ol (comme alcool)*

Les alcools monoterpéniques

Le plus célèbre étant le menthol que l’on retrouve dans les menthes et principalement la menthe des champs. Quelques autres : le géraniol, le linalol, le célèbre thujanol du thym ou encore le composant principal du tea tree : le terpinène 4-ol

L’action principale de ces molécules est d’être antimicrobienne et antiparasitaire. Elle sont immunostimulantes, c’est-à-dire qu’elles aident le système immunitaire à fonctionner mieux. Elles sont également toniques et stimulantes du système nerveux.
La recommandation principale avec ces molécules est d’éviter d’en appliquer sur une surface de peau étendue.

Les alcools sesquiterpéniques

Leurs propriétés principales sont : veinotonique et lymphotonique. Ils sont globalement toniques du système nerveux et protecteurs cellulaire.

Les plus connus sont le bisabolol (matricaire et angélique), le cédrol (cèdre de l’Atlas, genévrier commun), le farnésol (néroli, ylang-ylang) et le viridiflorol (niaouli, tea tree, cajeput).

On évitera d’utiliser certaines de ces huiles essentielles sur des personnes ayant eu des cancers hormonodépendants ou des mastoses. C’est généralement le cas avec tous les sesquiterpènes qui agissent comme des phytohormones et risquent de réactiver ces cancers spécifiques.

Les aldéhydes

Tout d’abord les aldéhydes monoterpéniques.

On les reconnaît par leur terminaison en al (comme aldéhyde) Les plus connus sont le citral, le citronnellal et le géranial. Ils sont présents dans les huiles essentielles dites citronnées, telle l’eucalyptus citronné, la citronnelle… Ce sont des anti-inflammatoires à action rapide. Ce sont également des antiseptiques aériens. Et enfin ils sont stimulants digestifs et hépatiques.

Certains aldéhyde monoterpéniques se retrouvent dans la liste des allergènes potentiels. Ils peuvent également être irritants pour la peau.

L’autre catégorie est celle des aldéhydes aromatiques.

Les plus connus sont le cinnamaldéhyde et le cuminaldéhyde. Ce sont des antimicrobiens puissants. Ils stimulent le système immunitaire et sont de remarquables toniques. On les retrouve dans les huiles essentielles de cumin, et dans les cannelles.

Les huiles essentielles qui contiennent les aldéhydes aromatiques sont dermocaustiques et leur diffusion doit se faire en petite quantité et toujours mélangées avec d’autres huiles essentielles plus douces.

Les carbure monoterpéniques.

Ce sont des molécules très répandues parmi les huiles essentielles. Les plus célèbres sont le limonène, le sabinène, l’alpha et le béta pinène ou encore le terpinène. Ce sont de très bons antiseptiques aériens, stimulants général, décongestionnants respiratoires et expectorants… et de très bons anti-inflammatoires.

Certaines de ces substances peuvent être dermocaustiques.

Les carbures sesquiterpéniques

comme l’alpha curcumène (du curcuma) ou le zingibérène (du gingembre). Ils sont anti-inflammatoires et calmants.

Les cétones

On les reconnaît par leur terminaison en one (comme cétone)

Ici nous rentrons dans un domaine un peu particulier des huiles essentielles. Les cétones sont des composés très actifs. Ils possèdent des vertus intéressantes mais doivent être utilisés avec la plus grande attention. Ils sont cicatrisants, mucolytiques, lipolytiques et aident le foie à mieux fonctionner ou protègent ses cellules (les hépatocytes).

Le revers de cette médaille c’est qu’ils agissent sur le système nerveux. On dit qu’ils sont neuro-toxiques, on pourrait dire plus justement qu’ils sont neuro-actifs. Tous n’ont évidemment pas la même puissance. Ce qui fait leur toxicité est, soit une utilisation à forte dose, soit une utilisation répétée. Parce qu’alors, ils sont stockés et s’accumulent dans les graisses.

Les plus célèbres sont le camphre (appelé aussi bornéone) et le verbenone (deux chémotypes du romarin).

Les oxydes

Le roi des oxydes est le 1,8 cinéole que l’on retrouve dans différents eucalyptus par exemple. Ils sont expectorants, mucolytiques, décongestionnants pulmonaires, anti-microbiens et anti-inflammatoire.

À forte dose ces huiles essentielles peuvent induire un risque d’épilepsie.

Les Esters

Acétate de géranyle ou encore acétate de linalyle; Sédatifs et calmants, on va les retrouver dans les lavandes, par exemple. Ils sont également antispasmodiques.

Les Ethers

Comme le méthylchavicol du basilic exotique et le méthyleugénol du fenouil et du piment de Jamaique. Ce sont des antispasmodiques puissants.

Ils doivent être pris en petite quantité et sur de courtes périodes.

Les phénols

Comme le thymol et le carvacrol, deux chémotypes du thym. Ce sont les antimicrobiens les plus puissants.

Ils sont dermocaustiques et potentiellement toxiques pour le foie, à forte dose ou sur une période longue. On évite de les diffuser dans l’atmosphère.

*Ethers et phénols se terminent en ol et ne sont pourtant pas des alcools. Prudence donc ! L’aromathérapie est une invitation permanente à la subtilité.

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